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Stévia : ce que le produit du commerce n'a plus rien de commun avec la plante médicinale

Rédigé par Ambre Verdon

Publié le 27/03/2026

Temps de lecture : 2 min

La stévia a une réputation dorée dans le monde du "manger sain". Naturelle, zéro calorie, zéro impact glycémique. Sur les réseaux, on la conseille à tour de bras aux femmes qui veulent perdre du poids ou stabiliser leur glycémie.

Au cabinet, la réalité doit être beaucoup plus nuancée, et elle commence par lire l'étiquette des produits concernés.


La plante vs le produit : une confusion courante

La Stevia rebaudiana est une plante originaire d'Amérique du Sud, utilisée depuis des siècles par le peuple Guarani et les Japonais pour ses propriétés sucrantes et ses effets sur la glycémie. Sous forme de feuille séchée ou de poudre brute, elle contient un ensemble de composés actifs : des stéviosides, des flavonoïdes, des diterpènes. Des études sur la feuille entière montrent des effets favorables sur la glycémie à jeun et la sensibilité à l'insuline.


Mais ce que vos clientes achètent en supermarché, ce n'est pas ça.


Les produits commerciaux contiennent du rébaudioside A, un isolat hautement purifié, extrait par des procédés industriels, débarrassé de tous les cofacteurs de la plante. C'est un ingrédient autorisé, stable, et intensément sucrant. Mais ce n'est plus vraiment de la phytothérapie.


Le vrai problème ? Les agents de charge que l'on ajoute autour de la stevia.

Le rébaudioside A est tellement concentré qu'il est inutilisable seul. Une quantité infime suffit à sucrer. 

Les industriels ajoutent donc des charges pour donner du volume au produit et le rendre mesurable.


En parcourant les étiquettes des produits disponibles en grande surface aujourd'hui, l'agent de charge le plus courant est l'érythritol : un polyol d'origine naturelle, à index glycémique quasi nul, qui n'impacte pas directement la glycémie. C'est mieux que la maltodextrine, ou le dextrose autrefois très utilisés et dont l'index glycémique dépasse celui du sucre blanc (un comble pour un produit sensé remplacer le sucre). Ces deux derniers agents de charge restent néanmoins présents dans certains produits. La vigilance est de mise !


Cela étant, l'érythritol n'est pas totalement neutre non plus. Des données récentes (notamment une étude publiée dans Nature Medicine en 2023) suggèrent un lien entre des taux élevés d'érythritol sanguin et un risque cardiovasculaire accru. Le débat scientifique est encore ouvert, mais c'est un signal à surveiller chez les femmes à terrain métabolique fragilisé.


Par ailleurs, certains produits contiennent encore du lactose, voire du sucre à 99,6% avec une simple trace de glycosides de stéviol. L'avantage gustatif est réel, mais l'intérêt nutritionnel en tant que substitut sucré est nul.


La règle pratique à transmettre à vos clientes lors de vos consultations reste la même : lire la liste d'ingrédients avec votre cliente pour l'aider à mieux sélectionner ses produits. Et croiser les données avec son terrain pour valider ou non l'utilisation de la stevia.  


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